26.11.2008

Procès Galilée : le Vatican se défend

Le Vatican veut rééditer les actes du procès de Galilée pour "rafraîchir la mémoire" de ceux qui accusent l'Eglise catholique d'avoir condamné le célèbre physicien (1564-1642) pour ses thèses sur l'univers.

"Galileo Galilei n'a jamais été condamné", a déclaré à l'agence Ansa Mgr Gianfranco Ravasi, président du conseil pontifical pour la Culture, à la veille de l'ouverture d'un congrès organisé par le Vatican sur "la science 400 ans après Galilée". Une réédition des actes du procès permettra de "rafraîchir la mémoire" de ceux qui affirment le contraire et réclament toujours une "repentance" du Vatican, a-t-il ajouté.

La condamnation de Galilée à la prison, prononcée en 1633 par l'Inquisition après un long procès où il risquait une condamnation au bûcher, n'a en effet jamais été signée par le pape Urbain VIII. Mais le savant, défenseur de la thèse héliocentrique de l'univers selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, avait été contraint de se rétracter et ses oeuvres avaient été interdites.

Le Vatican a progressivement reconnu ses erreurs dans l'affaire Galilée, savant poursuivi moins pour ses thèses proprement scientifiques que pour leurs implications théologiques. Jean Paul II lui a rendu hommage en 1992 et une statue du scientifique doit être installée et inaugurée en 2009 dans les jardins du Vatican. Les Nations unies ont proclamé 2009 année internationale de l'astronomie pour commémorer la première utilisation d'un télescope par Galilée.

Source : agence Ansa.

05.04.2007

Dan Brown gagne son procès en appel

Les deux auteurs britanniques qui accusaient Dan Brown de plagiat ont perdu leur procès en appel le 28 mars dernier. Michael Baigent et Richard Leigh affirmaient que le romancier du "Da Vinci Code" avait pioché des idées dans leur livre "Le message" ("The Holy Blood and the Holy Grail"), paru en 1982 aux éditions Random House.

Michael Baigent et Richard Leigh poursuivaient Random House, maison d'édition de "Holy Blood, Holy Grail" et du "Da Vinci Code". Mais c'était bien le travail de Dan Brown qui était visé, selon Me Jonathan Rayner James, avocat des deux auteurs. Le romancier américain a d'ailleurs été appelé à la barre.

Si Dan Brown a témoigné pendant plusieurs jours, sa femme Blythe, en revanche, n'a pas été entendue par la cour. L'avocat des plaignants a regretté cette absence car c'est elle qui avait effectué une grande partie des recherches pour le roman. Dan Brown a, lui, simplement expliqué qu'il voulait protéger son épouse de la curiosité du public.

En avril 2006, le juge Peter Smith avait estimé que Random House n'avait pas violé la propriété intellectuelle de Michael Baigent et Richard Leigh. D'après le magistrat, la plainte n'était fondée que sur "une sélection de faits et d'idées extraits artificiellement (du livre) avec le litige pour seul but".

La Cour d'appel ayant rejeté le recours déposé par Michael Baigent et Richard Leigh, ces derniers doivent maintenant régler les frais de jutice, qui s'élèvent à environ 4,4 millions d'euros.

Source : AP, Londres.

28.11.2006

Plagiat : la Cour Suprême refuse la plainte

La Cour suprême des États-Unis a refusé de se saisir d'une plainte en plagiat d'un écrivain américain contre Da Vinci Code et son auteur Dan Brown, déjà rejetée en première instance et en appel. Dan Brown avait lui-même entamé la procédure en saisissant un juge fédéral pour demander qu'il soit juridiquement établi que son best-seller planétaire n'était pas un plagiat d'un roman de Lewis Perdue intitulé Daughter of God (La Fille de Dieu) et publié en 2000. Lewis Perdue avait contre-attaqué en dénonçant le plagiat et en réclamant 150 millions de dollars de dommages.