05.05.2009

Le LHC bientôt réparé

Le 30 avril dernier, le 53e et dernier aimant de rechange du Grand collisionneur de hadrons (LHC) a été descendu dans le tunnel du plus grand accélérateur de particules du monde. Cette opération marque la fin des travaux de réparation menés en surface à la suite de l'incident de septembre 2008 qui a interrompu l'exploitation du LHC.

Le LHC devrait redémarrer à l'automne 2009 et fonctionner en continu jusqu'à ce que des données aient été collectées en quantité suffisante pour que les expériences menées au Cern (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) puissent annoncer leurs premiers résultats.

"Ce jour marque une étape importante pour les opérations de réparation", déclarait Steve Myers, directeur des accélérateurs et de la technologie. "Nous voici revenus à une situation proche de celle où nous étions avant l'incident, et nous pouvons à présent concentrer nos efforts sur l'installation de systèmes qui empêcheront des incidents de ce type". (...)

La réparation du LHC comporte trois parties. En premier lieu, la réparation elle-même, qui s'est s'achevée avec l'installation du dernier aimant. En second lieu, l'installation de systèmes permettant de suivre de près la machine et veiller à ce que des incidents semblables à celui de septembre dernier ne puissent pas se reproduire. Ce travail se poursuivra pendant l'été. En troisième lieu, la mise en place de soupapes supplémentaires, qui est en cours. Ainsi, l'hélium pourra être évacué de façon sûre et maîtrisée si une fuite se produit, au cours des 15 à 20 ans d'exploitation prévus du LHC.

Source : Maxisciences.

11.02.2009

LHC : redémarrage retardé

Le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) vient de confirmer le calendrier de redémarrage du LHC (Large hadron collider). Si celui-ci est respecté, le grand accélérateur de particules fonctionnera à nouveau à la fin septembre 2009. Les premières collisions auront lieu un mois plus tard, en octobre 2009. Après un court arrêt technique durant les fêtes de fin d'année, le LHC fonctionnera sans interruption jusqu'à l'automne 2010.

Cette durée a été jugée suffisante pour permettre aux scientifiques de recueillir suffisamment de données afin d'effectuer leurs premières analyses. Les résultats des premières expériences devraient pour leur part être annoncés début 2010. "Le calendrier que nous avons à présent est sans aucun doute le meilleur pour le LHC et pour les physiciens qui attendent des données, a indiqué Rolf Heuer, directeur général du Cern. C'est un calendrier prudent, qui vise à réaliser tous les travaux nécessaires avant de redémarrer la machine, mais qui permet néanmoins d'entamer l'exploitation pour la physique cette année."

Ce nouveau planning représente un retard de six semaines par rapport au précédent, qui prévoyait un LHC mis en froid début juillet. Ce retard s'explique par plusieurs facteurs, notamment la mise en place d'un nouveau système de protection renforcée, l'installation de nouvelles soupapes permettant de réduire les dommages secondaires en cas de nouvel incident, l'application de mesures de sécurité renforcées et des contraintes de calendrier liées au transfert et au stockage de l'hélium.

Source : AFP, Genève.

27.01.2009

De l'antimatière bientôt en France ?

starburst.jpgLe Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et le CNRS construisent sur le site de la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes) un laboratoire pour étudier la plus étrange des particules élémentaires, le neutrino, afin de mieux comprendre la matière et l'origine de l'univers

Des quatre éléments fondamentaux, l'électron, les deux quarks et le neutrino, ce dernier recèle encore bien des mystères. Très abondant dans l'univers (le soleil en envoie de l'ordre de 10 milliards par seconde au centimètre carré), le neutrino est produit par les étoiles, le rayonnement cosmique ou encore par le coeur des centrales nucléaires. Il se déplace à une vitesse proche de la lumière d'un bout à l'autre de l'espace en ne réagissant que très rarement à la matière, ce qui rend son étude très compliquée. "Il faudrait près d'une année lumière d'épaisseur de plomb pour stopper un neutrino", explique le chercheur du CNRS Hervé de Kerret qui pilote l'expérience de Chooz.

Une des énigmes de ce corpuscule est aussi sa faculté de se transmuter dans trois états distincts au cours de son déplacement. L'expérience nommée "Double Chooz" vise à comprendre ce qui gouverne la fréquence de cette "oscillation". Pour cela deux détecteurs identiques placés sous terre, à une distance de 400 et 1000 mètres du coeur des réacteurs vont mesurer et comparer les flux de neutrinos et leurs mutations.
Outre la compréhension intime d'un des composants de la matière, l'étude de cette faculté à "osciller" du neutrino pourrait être une piste pour expliquer le triomphe de la matière sur l'antimatière, pourtant présentes en quantité égale au moment du Big Bang. "A l'heure actuelle, le meilleur candidat pour expliquer la différence matière-antimatière est le neutrino", souligne M. de Kerret.