15.07.2008

Vidéo : Le CERN en trois minutes

Partez à la découverte du CERN, une vidéo de trois minutes qui vous dévoile le Centre de Recherches comme si vous étiez... Une réalité très éloignée du roman de Dan Brown !

 

 

08.07.2008

Découverte d'une stèle mystérieuse questionnant le christianisme

Par Marius SCHATTNER

Un décryptage d'une stèle mystérieuse, censée remonter au 1er siècle avant JC, pourrait bouleverser la perception du christianisme des origines en révélant que des juifs croyaient déjà avant Jésus à la venue d'un messie ressuscité.

C'est ce dont est convaincu le chercheur Israël Knohl qui affirme que le décryptage qu'il a effectué d'un texte en hébreu inscrit sur la stèle pourrait "bouleverser la vision qu'on a du personnage historique de Jésus".

En revanche, d'autres chercheurs s'abstiennent de tirer des conclusions aussi radicales du texte dont ils donnent d'autres interprétations, certains doutant même de l'authenticité de la stèle.

"Ce texte peut constituer le chaînon manquant entre le judaïsme et le christianisme, dans la mesure où il inscrit la croyance chrétienne en la résurrection du messie dans la tradition juive", a déclaré à l'AFP Israël Knohl, professeur d'études bibliques de l'université hébraïque de Jérusalem.

La stèle se trouve entre les mains d'un collectionneur, David Yislsohn, vivant à Zurich (Suisse), qui a déclaré à l'AFP l'avoir acquise à Londres auprès d'un marchand d'antiquités jordanien. Elle proviendrait du côté jordanien des rives de la mer Morte.

Le texte en hébreu, de nature apocalyptique, se présente comme la "révélation de l'archange Gabriel". Il est inscrit à l'encre sur la pierre, sur 87 lignes, certaines lettres ou mots entiers étant effacés par l'usure du temps.

L'analyse du chercheur repose essentiellement sur le décryptage de la ligne 80 où figurent les termes "dans les trois jours" suivis par un mot à moitié effacé qui, selon le professeur Knohl , signifie "vis", du verbe "vivre".

Selon le chercheur, le texte annonce que l'ange Gabriel ressuscitera trois jours après sa mort le "prince des princes" ("sar hasarim"), une formule s'appliquant au messie dans la tradition juive.

"Cette stèle confirme mes théories sur la naissance du christianisme telles que je les aie développées dans mon livre Un autre Messie", souligne-t-il.

La paléographe Ada Yardeni est plus prudente, concernant le mot clé: "vis". "La lecture du professeur est plausible bien que l'orthographe employée soit rarissime", déclare cette spécialiste des écritures anciennes qui a publié la première description de la stèle en 2007 dans la revue d'histoire et d'archéologie israélienne Cathedra. Elle s'était alors contenté de dessiner le terme sans décider de son sens.

De son côté, le chercheur israélien Yuval Goren, spécialisé dans la découverte des faux, affirme n'avoir pas "décelé de signe d'un faux dans la texture même de la stèle", qu'il a inspectée. "Toutefois mon analyse n'a pas porté sur l'encre elle-même", souligne le directeur du département d'archéologie et de cultures anciennes de l'université de Tel-Aviv.

Une archéologue, qui a demandé à ne pas être identifiée, exprime quant à elle des doutes sur l'authenticité de ce vestige archéologique. "C'est très étrange qu'un texte ait été écrit à l'encre sur une stèle et qu'il se soit conservé jusqu'à nos jours. Pour être certain qu'il ne s'agit pas d'un faux, il faudrait savoir dans quelles conditions la stèle a été découverte et où exactement, ce qui n'est pas le cas", relève-t-elle. Elle rappelle que les faussaires d'antiquités ont recours à des moyens de plus en plus sophistiqués pour placer leur production sur le marché.

Le professeur Knohl devait présenter mardi son interprétation dans le cadre d'un colloque à Jérusalem pour le 60e anniversaire de la découverte des Manuscrits de la Mer morte.

Cette découverte sensationnelle avait été dans un premier temps considérée comme un faux.

Source : AFP, Jérusalem.

22.04.2008

On a analysé le "sfumato" de Léonard

Le célèbre voile vaporeux qui fascine les admirateurs de la Joconde, le "sfumato", a été réussi par Léonard de Vinci grâce à une superposition de couches de peinture. Sa composition est révélée dans une analyse scientifique publiée dans la revue Applied Optics.

La partie superficielle est une superposition de couches de "terre d'ombre", une ocre contenant un peu de manganèse, caractéristique d'un glacis, a précisé à l'AFP l'auteur de l'étude, Mady Elias, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Cette technique était alors uniquement utilisée par des primitifs flamands tels que van Eyck et van der Weyden.

La seconde couche est "un mélange de 1% de vermillon et 99% de blanc de plomb, technique utilisée par tous les Italiens à l'époque", a ajouté la chercheuse en soulignant qu'il s'agissait de "la seule démonstration scientifique de leur composition".

Les composants de ces couches ont été identifiés sans toucher à l'oeuvre grâce à une caméra multi-spectrale permettant de mesurer cent millions de spectres lumineux en autant de points du tableau, mise au point par Pascal Cotte, directeur technique de la société Lumiere Technology , dont le siège est à Paris.

"On n'a pas fait de prélèvement" pour analyser la composition de l'oeuvre a précisé Mady Elias: "On a fait des équations, c'est-à-dire de la modélisation, et c'est la première fois qu'on applique dans l'art (...) un bilan des flux lumineux dans la matière", technique jusqu'ici utilisée en sciences de l'atmosphère et en océanographie.

Source : AFP, Paris.

25.01.2008

Une fabrique d'antimatière dans la Voie Lactée

D'où vient le mystérieux nuage d'antimatière présent dans les régions centrales de la Galaxie ?
Une équipe européenne d'astrophysiciens, composée notamment de chercheurs du CNRS, de l'Université Paul Sabatier de Toulouse et du CEA, a levé une partie du voile en cumulant l'ensemble des données recueillies depuis quatre ans par Integral, un satellite de l'ESA. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature du 10 janvier 2008.

Lire l'article de Techno-Sciences.net

21.11.2007

On a retrouvé la grotte de Remus et Romulus

La grotte où selon la légende la louve aurait allaité Romulus et Rémus, les fondateurs de Rome, a été retrouvée sur le mont Palatin, dans le coeur de la capitale, a annoncé le ministre de la Culture, Francesco Rutelli.

"L'Italie et Rome ne cessent jamais de stupéfier le monde avec des découvertes archéologiques et artistiques continues et il est incroyable de penser que l'on a finalement trouver un site mythologique qui est ainsi devenu un site réel", a déclaré M. Rutelli à la presse. Cette grotte, appelée Lupercale, était le lieu près duquel dans la Rome antique la population organisait une grande fête annuelle en l'honneur du dieu des troupeaux Faunus Lupercus.

Selon la légende, une louve aurait allaité dans cette grotte les frères jumeaux Romulus et Rémus qui auraient fondé en 753 avant JC la ville de Rome. Symbole le plus connu de la capitale italienne, une statue en bronze représentant la louve allaitant les deux enfants se trouve à l'entrée de l'hôtel de ville.

La grotte, qui était ensevelie sous plusieurs mètres de terre, a été découverte à l'aide d'une sonde. Recouverte de mosaïques et de coquillages, elle mesure 6,5 mètres de diamètre et 7 mètres de hauteur.

Source : AFP, Rome.

23.12.2006

On a retrouvé le tombeau de St Paul

Les archéologues du Vatican, qui ont récemment localisé la tombe de saint Paul, espèrent désormais trouver des traces de sa dépouille à l'intérieur du sarcophage en marbre blanc qui gît sous l'autel d'une importante basilique de Rome.

Lors de la présentation de leurs recherches, les scientifiques du saint-Siège ont caressé l'espoir d'examiner le cercueil de plus près, voire de l'ouvrir. Mais avant cela, a précisé l'archéologue Giorgio Filippi, la priorité est de libérer le cercueil du plâtre et des débris accumulés sur plusieurs siècles, pour apprendre davantage sur le sarcophage lui-même. Alors seulement pourrait-on envisager les moyens de découvrir l'intérieur de la structure.(...)

Selon la tradition, l'apôtre Paul aurait été décapité à Rome au Ier siècle lors des persécutions des premiers chrétiens sous l'empire romain. Le sarcophage, long de 2,5 mètres, qui date de l'an 390 au plus tôt, est enterré sous l'autel principal de la basilique Saint-Paul-hors-les-murs. Une excavation approfondie a débuté en 2002 et s'est terminée le mois dernier.

"Ces fouilles nous donnent l'entière certitude et connaissance que le sarcophage est la tombe de saint Paul, qu'il contienne ses restes ou non", a déclaré le cardinal Andrea Cordero Lanza di Montezemolo, archiprêtre de la basilique (...). Les chercheurs ont notamment retrouvé une dalle de marbre dans un parterre situé au-dessus du cercueil avec l'inscription "saint Paul apôtre" en latin. L'objectif premier des travaux était de rendre le sarcophage, enfoui sous de nombreuses couches de plâtre et dissimulé par une porte en fer, plus visible pour les touristes et pèlerins.(...)

La basilique Saint-Paul-hors-les-murs se dresse sur le site d'une ancienne église construite au IVe siècle à l'endroit où, selon la tradition, l'apôtre a été enterré. (...) Selon une croyance populaire, des fragments d'os et de la tête du saint se trouveraient dans une autre basilique de Rome, Saint Jean de Latran. Les apôtres Pierre et Paul sont les deux principales figures connues pour avoir répandu la foi chrétienne après la mort du Christ.

Source : AP, Cité du Vatican.